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Nos pore-paroles
Angie Clark Voici Angie Clark, la porte-parole de La Fondation d’aide aux personnes incontinentes (Canada); son récit et la raison pour laquelle elle a décidé de parler publiquement de l’incontinence: Bonjour, je suis une femme de soixante trois ans, retraitée d’un travail rémunéré mais certainement pas d’une vie qui se vaut d’être pleinement célébrée. Qu’est-ce qui est important pour moi? Mon mariage, mes amitiés et être en santé afin de pouvoir jouir du jardinage, des activités physiques, faire du théâtre et m’impliquer dans la communauté. Mon problème: l’incontinence dû au stress. En tant qu’adulte, j’ai souffert de levurose et cystite à répétition, mais rarement de problème de fuite d’urine. Ensuite, dans ma cinquantaine, et post ménopause, ceci a commencé à se produire. Vous connaissez les situations problématiques selon la publicité à la télévision: rire, courir, se pencher, éternuer ou tousser. J’ai dû commencer à planifier: «Ais-je besoin de porter une petite serviette hygiénique aujourd’hui? » J’ai aussi essayé de faire des exercices Kegel, comme je pensais les comprendre, mais avec un résultat insignifiant. Puis, au cours des quatre dernières années, de vrais ennuis! Ajoutez à la liste des facteurs de risques la nervosité, et le besoin d’éviter à tout prix la toux et les rhumes. Ma planification journalière a progressé: «Est-ce qu’une petite serviette hygiénique sera suffisante aujourd’hui? » J’ai appris que ceci est naturel avec l’âge, mais malheureusement, le médicament Tamoxifen (que je prends suite à un cancer du sein en 2002) peut empirer ou provoquer cette situation. Depuis deux ans j’investis beaucoup d’efforts à corriger cette condition. En premier lieu, j’ai sollicité l’aide d’une Physiothérapeute, formée dans ce domaine et difficile à trouver. Avec ses conseils et en utilisant les cônes Aquaflex j’ai enregistré un progrès remarquable. Mais à cause d’une toux virale particulièrement vilaine il y a eu un léger recul. Par la suite, j’ai été référée à Dr Drutz de la Clinique gynécologique/urologique et urodynamique de l’Hôpital Mount Sinai, de Toronto. Sous ses instructions attentionnées pour les exercices Kegels et le respect de «l’horaire» de ma vessie, souvent je peux m’abstenir de porter une serviette absorbante. Je suis encore vulnérable, mais s’il se produit une fuite elle est souvent moindre qu’avant. Encore, si j’entrevois une activité physique intense dans ma journée, je dois considérer utiliser une serviette absorbante. Par ailleurs, si je ne peux pas surmonter cette situation et préserver ma confiance en moi, je considèrerai les options chirurgicales. Celles-ci sont des procédures minimalement invasives qui nous permettent de regagner notre indépendance et être active. À travers ce cheminement, j’ai découvert, de ma part et des autres, qu’il est plus facile de parler de sexe et de cancer que d’incontinence, n’importe la sorte. J’ai accepté d’être la porte-parole de La Fondation d’aide aux personnes incontinentes (Canada) afin d’aider à sortir ce problème de santé de l’ombre. Notre cri de ralliement pourrait être : «Peuple du Canada, joignons nos forces : tout ce que nous avons à perdre sont nos serviettes absorbantes! »
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